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La préparation des fluides d’usinage.

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Choosing Coolant To Use For Cutting Metal With Your Bandsaw

 

Une huile entière s’utilise en l’état. Un fluide aqueux se prépare à partir d’un concentré que l’on dilue à la concentration requise (généralement de 2 à 10 %). Ce mélange se prépare dans un récipient propre.

Il convient de nettoyer et désinfecter les circuits et les machines avant l’introduction d’un nouveau fluide de coupe. Cela permet de limiter la recolonisation rapide du fluide propre par des microorganismes.

Il est recommandé d’utiliser une eau pauvre en nitrates pour la dilution du fluide d’usinage aqueux (pas plus de 50 mg/l qui est la limite pour l’eau potable). Les nitrates conduisent à la formation de nitrites puis de nitrosamines en présence d’amines secondaires : Nitrites + amines secondaires => nitrosamines

Pour éviter la formation de nitrosamines

- Proscrire toutes sources de nitrites :

– l’eau de dilution chargée en nitrates,

– les bains de sels de traitement thermique,

– les émissions des moteurs diesel et le soudage à l’arc qui générent des oxydes d’azote pouvant jouer le même rôle que les nitrites.

- Choisir une huile sans amine secondaire (diethanolamine par exemple),

- Eviter certains produits anti-corrosion pouvant contenir de la diéthanolamine.

S’assurer auprès du fournisseur que les produits ne contiennent pas ces substances.

 

Le suivi des fluides

Le suivi régulier des fluides d’usinage doit permettre de garantir :

- la conservation de leurs caractéristiques techniques,

- la maîtrise de la dangerosité liée à leur vieillissement.

Pour cela, il est recommandé au chef d’entreprise de suivre les préconisations de la fiche technique. Le dégagement important de fumées au niveau de l’outil et le rougeoiement des copeaux traduisent des conditions d’usinage particulièrement sévères qu’il convient d’éviter. En effet, les huiles utilisées peuvent alors s’enrichir en HAP.

Il est préconisé de s’assurer d’une bonne décantation ou d’une bonne filtration de l’huile, en continu. Ces procédés permettent d’éliminer une partie des particules métalliques (les plus fines restant en suspension dans l’huile) et les huiles étrangères (huiles de glissières par exemple).

Il faut par ailleurs assurer un changement régulier des bains dont la fréquence est à déterminer en fonction des conditions d’utilisation.

 

Concernant plus spécifiquement les fluides d’usinage aqueux, la question de la contamination microbiologique est essentielle.

D’une part, la multiplication des microorganismes dans ces fluides de coupe entraîne une baisse de la performance des fluides. En se développant, les bactéries ou champignons microscopiques génèrent des dommages importants en s’agglomérant et colmatant les filtres et orifices.

D’autre part, elle peut présenter un risque pour le salarié en fonction du pouvoir pathogène de ces microorganismes. En France et à l’étranger, il n’existe aucune valeur limite d’exposition professionnelle réglementaire à ces deux types d’agents biologiques.

Au regard de ces constats, les fluides aqueux doivent être surveillés régulièrement afin de limiter la prolifération des microorganismes et l’exposition des salariés.

Les examens, le plus souvent rapides, permettent de maintenir les caractéristiques techniques du fluide et de prévenir les risques pour la santé des opérateurs.

Il est conseillé de surveiller différents paramètres en cours d’utilisation :

- le pH,

- la concentration en produit actif,

- la teneur en microorganismes,

- la teneur en nitrites,

- la qualité de l’eau.

 

Tableau de synthèse des recommandations en fonction des paramètres à suivre

Paramètres à suivre (P) …../…..  Recommandations (R)…../….. Moyens  - (M) -

- (P) - Etat du fluide aquConcentration en produit actifeux

- (R) - Absence d’odeurs désagréables Aspect clair pour les fluides synthétiques Aspect laiteux pour les émulsions avec absence d’huile en surface dans le bain (huile étrangère)

- (M) - Simple observation

 

- (P) -  Concentration en produit actif

- (R) - Entre 2 et 10 %4

- (M) - Réfractomètre

 

- (P) - pH

- (R) - pH Entre 8 et 9.4

- (M) - Bandelettes

 

- (P) - Teneur en microorganismes

- (R) - < 106 UFC/mL (UFC : Unité Faisant Colonies)

- (M) - Kit ou laboratoire

 

- (P) - Teneur en nitrites 5

- (R) - < 20 mg/l

- (M) - Bandelettes colorimétriques

 

- (P) - Qualité de l’eau

- (R) - Teneur en nitrates < 50 mg/l

- (M) - Analyse de l’eau

 

4 Voir recommandations fournisseur

5Une augmentation de la teneur en nitrites nécessite :

•soit un remplacement total ou partiel du fluide de façon à revenir en dessous de 20 mg/l de nitrites,

•soit une analyse en laboratoire de la teneur en nitrosamines (la N-nitrosodiéthanolamine (NDELA) ne devant pas dépasser 5 mg/kg de fluide et celle en N-nitrosomorpholine 1 mg/kg).

 

La fréquence de la surveillance est à définir avec le fournisseur selon les utilisations mais peut se concevoir en routine sur un rythme hebdomadaire.

En cas de dérive d’un ou plusieurs de ces paramètres, des mesures correctives conformes aux recommandations du fournisseur doivent être prises

Les mesures de prévention

Ce chapitre a pour objectif de présenter les principales mesures de prévention préconisées. Cependant elles seront à adapter aux résultats de l’évaluation des risques préalablement réalisée par l’employeur.

 

Source : http://centre-val-de-loire.direccte.gouv.fr/sites/centre-val-de-loire.direccte.gouv.fr/IMG/pdf/fluides_d_usinage_2017bd.pdf

 

 

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