Accueil - - - FICHES PRATIQUES LUBRIFIANTS INDUSTRIELS. Maintenance des groupes électrogènes.

Maintenance des groupes électrogènes.

0
0
142

1.4.1 Opérations de maintenance

De nombreuses opérations de maintenance sont prévues sur les groupes électrogènes afin de prévenir des défaillances potentielles. Ces opérations sont planifiées en fonction du nombre de démarrages, du nombre d’heures de fonctionnement ou de la durée d’attente d’intervention des groupes. Elles concernent différents ensembles fonctionnels tels que le moteur, l’alternateur, le dispositif de démarrage, le dispositif de protection incendie… Les opérations de maintenance du moteur peuvent se classer suivant leur « lourdeur » :

1. Petit entretien (mensuel) : Ces opérations permettent de préserver la fiabilité des éléments intrinsèques du moteur.

Exemples :

– Vérification des niveaux d’huile et du graissage.

– Vérification de réglages simples (ne nécessitant pas de démontages importants).

2. Contrôle (annuel) : Ces contrôles sont souvent intrusifs et entraînent une indisponibilité significative du groupe électrogène.

Exemples :

– Contrôle de réglages (tarage des injecteurs, calage des pompes d’injection, jeux culbuteurs…).

– Contrôle dimensionnel (jeu longitudinal du vilebrequin).

– Visite endoscopique des cylindres.

– Analyse d’huile.

3. Gros entretien systématique : Les éléments d’usure sont systématiquement contrôlés et remplacés si nécessaire à des intervalles de temps prédéfinis. Ces opérations de rénovation sont très lourdes. Elles requièrent des démontages importants.

Exemples :

– Échange standard sur site des culasses équipées, des attelages mobiles, des chemises, de la culbuterie… (tous les 5 ans).

– Échange standard du moteur diesel chez le constructeur (tous les 15 ans). Les coûts de maintenance des échanges standards sur site et chez le constructeur s’élèvent respectivement à 145000 et 655000 euros.

4. Surveillance en essais (mensuel) : Les moteurs sont testés périodiquement en fonctionnement afin de détecter d’éventuelles défaillances cachées.

1.4.2 Essais périodiques

Trois types d’essais périodiques (EP) sont envisageables [SACM, 1981, EDF, 2004] :

Essai de démarrage

Le groupe électrogène est démarré tous les mois dans le but d’assurer la lubrification du moteur. Ce démarrage est suivi d’une courte marche à vide pour éviter l’encrassement du moteur.

Essai en charge partielle

Cet essai est réalisé tous les deux mois. Un niveau de charge compris entre 30 et 50 % est appliqué au moteur pendant 1 heure. La charge partielle est réalisée en alimentant des matériels de la tranche (pompes par exemple). Le moteur est en régime thermique stabilisé après 20 minutes. Les relevés effectués au cours de l’essai ont pour but de déceler un dysfonctionnement important du moteur. Ces relevés concernent principalement les mesures suivantes :

– les températures et les pressions des différents circuits du moteur (circuits d’échappement, de graissage, de refroidissement, de combustible, d’air comprimé et de suralimentation),

– la fréquence et la tension de l’alternateur (la vitesse de rotation du moteur doit être comprise entre 1485 et 1515 tr/min correspondant à une fréquence de l’alternateur de 50 Hz ± 0,5 Hz), – le temps de démarrage du groupe (15 secondes maximum) entre l’ordre de démarrage et l’autorisation de couplage (tension et fréquence correctes).

– et les vibrations du bloc moteur et des turbocompresseurs (niveaux globaux).

Essai en pleine charge

Cet essai est réalisé à pleine charge à l’occasion de l’arrêt annuel de la tranche pour le rechargement du réacteur en combustible. Le groupe est couplé à un banc de charge mobile. La charge est appliquée progressivement par paliers (voir figure 1.4). Des contrôles et des relevés similaires à ceux de l’essai en charge partielle sont réalisés. Les mesures sont prélevées après une heure de fonctionnement minimum à 100 % de la puissance nominale du moteur. L’opération de délestage à mi-essai a pour but de vérifier la réponse du régulateur de survitesse (absence de déclenchement par survitesse).

Les points à surveiller au cours de ces différents essais sont récapitulés dans le tableau 1.1. Les mesures relevées doivent satisfaire des critères prédéfinis pour assurer la disponibilité du groupe. Si ces critères ne sont pas validés, des essais complémentaires peuvent être conduits pour vérifier s’il y a dégradation du matériel.

Les points à surveiller au cours de ces différents essais sont récapitulés dans le tableau 1.1. Les mesures relevées doivent satisfaire des critères prédéfinis pour assurer la disponibilité du groupe. Si ces critères ne sont pas validés, des essais complémentaires peuvent être conduits pour vérifier s’il y a dégradation du matériel.

Essai – E -

Périodicité – P -

Points à surveiller – PS -

E - Démarrage – / – P - Mensuel – / – PS - – Temps de démarrage – Consommation en air comprimé – Fuites extérieures – Bruits anormaux

E -  En charge partielle – / – P - Bimestriel – / – PS - – Relevé des mesures – Fuites extérieures – Bruits anormaux – Réponse du régulateur de vitesse lors de la dé- charge du moteur par paliers – Fumée d’échappement – Injecteurs (au toucher) – Attelages mobiles (inspection visuelle)

E - À pleine charge – / – P - Annuel – / – PS - – Relevé des mesures – Contrôles identiques à l’essai en charge partielle

 

La surveillance actuelle se résume principalement au contrôle visuel ou auditif de certains organes et aux relevés de mesures moyennes vibratoires ou thermodynamiques. C’est au cours de ces essais périodiques que peut être envisagée une mesure de vitesse instantanée de rotation du vilebrequin afin d’apporter une aide supplémentaire à la surveillance du moteur.

 

 

 

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par JC-GIROUD
Charger d'autres écrits dans - - - FICHES PRATIQUES LUBRIFIANTS INDUSTRIELS.

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Décés de Danny E. Larkin un vétéran de l’industrie automobile.

Danny E. Larkin, un vétéran de l’industrie automobile dans la recherche et le dévelo…