PRECONISATION DE LUBRIFIANTS : NORMES.

0
0
194

Outre la publicité qu’ils génèrent, les accords de préconisation de lubrifiants aident les constructeurs à lutter contre la concurrence des centres d’entretien rapide. Il leur suffit d’exiger l’emploi d’une huile spécifique que seul leur réseau est habilité à distribuer.

Pour un automobiliste très pragmatique, donner un quelconque crédit à une vignette autocollante qui l’informe que son moteur exige une huile de marque X pour bien fonctionner équivaut à entendre un migraineux déclarer durant la page publicitaire que l’aspirine A est plus efficace que l’aspirine B. Alors que la formulation de l’une est strictement identique à celle de l’autre.

On l’aura compris, l’objectif premier d’un accord de préconisation est de nature purement commerciale et promotionnelle. Il s’exprime depuis des dizaines d’années à l’arrière de nos voitures ou bien sous leur capot par des étiquettes du type : « Renault préconise Elf« , « Citroën préfère Total » et « BMW recommande Castrol« .

C’est ainsi qu’en règle générale, un moteur qui exige une huile 10W40 de marque X peut fort bien se satisfaire d’une huile de marque Y ou Z à condition qu’elle respecte le même indice de viscosité. Certes à indice égal, il existe différentes formulations pour les lubrifiants d’une même famille (huile de synthèse ou de semi-synthèse). Mais ces différences tiennent de l’infime, sinon de l’anecdotique et relèvent de la nature et de la quantité des additifs contenus dans un bidon. Ils doivent être considérés comme un « bonus » à la somme de qualités fondamentales que garantit la formulation de base normalisée.

Malgré les efforts de la Commission européenne pour favoriser la libre concurrence en matière d’entretien automobile, le consommateur reste mal informé de ses droits : « Le représentant de la marque argue généralement du fait que l’emploi de tout autre lubrifiant que celui recommandé par le constructeur l’absoudra de toute responsabilité en cas d’avarie mécanique« , confirme Marc David, journaliste spécialisé dans le domaine des lubrifiants au sein de la Rédaction duJournal de l’Automobile. « Il s’agit là d’un abus manifeste mais qui relève d’une pratique fort courante.

Même s’il est mieux averti , l’automobiliste moderne se conforme donc encore volontiers aux préconisations du constructeur.

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par JC-GIROUD
Charger d'autres écrits dans - - - Lubrifiants : préconisations constructeurs, normes, homologations.

Laisser un commentaire

Consulter aussi

FUCHS RENOLIN UNISYN OL préconisés pour tous types de compresseurs d’air à vis.

  RENOLIN UNISYN OL préconisés pour tous types de compresseurs d’air à vis lubrifié soit p…